Quand la prise de poids est-elle associée à des troubles hormonaux ?

La prise de poids peut se faire brutalement à l’occasion d’un stress, d’une immobilisation forcée (jambe cassée par exemple) ou de façon progressive au cours des années par excès de nourriture et absence d’activités physiques régulières. Dans ces situations fréquemment rencontrées, des désordres hormonaux interviennent dans la prise de kilos.

Ainsi, lors d’un stress ou d’un épisode infectieux sévère (grippe, bronchite, …), notre corps se défend par l’intermédiaire de stimulations hormonales en chaîne, avec production de cortisol par nos glandes surrénales qui agit au niveau du pancréas pour stimuler la production de glucagon, qui entraîne un excès de sucre dans le sang (ou hyperglycémie réactionnelle) corrigé par une augmentation de l’insuline qui conduit à un stockage de ce sucre en excès dans  les cellules graisseuses. D’où la prise de poids associée au stress, aux infections aiguës ou encore à une immobilisation brutale.

La prise de poids progressive au cours des mois et des années s’explique également par des troubles hormonaux qui s’installent de façon insidieuse. Par exemple, peu avant la ménopause il s’installe souvent un déséquilibre entre la production d’estrogènes et de progestérone par les ovaires (ou hyperestrogénie relative) qui favorise la prise de poids notamment au niveau de l’abdomen (surpoids abdominal). Cette situation pourra s’aggraver en cas d’alimentation déséquilibrée liée par exemple à excès de sucreries pour compenser un stress, une anxiété et conduisant à un excès de production d’insuline favorisant le stockage de ces sucres dans les adipocytes (ou cellules graisseuses, sources de cellulite).

Chez les anciens sportifs devenus sédentaires (sans activités physiques régulières), le plus souvent les quantités alimentaires ingérées sont souvent excessives par rapport à leurs dépenses énergétiques journalières (ils mangent trop et ne bougent pas assez). Aussi, leur corps réagit en stockant cet excès alimentaire dans le foie par l’intermédiaire de l’insuline. Ce qui conduit à un « foie gras » (ou stéatose hépatique avec enzymes transaminases élevées) qui en l’absence de régime va évoluer vers un diabète avec surcharge abdominale. Et si les apports en sel sont également excessifs, les glandes surrénales vont alors produire un excès d’hormones (aldostérone, cortisol, rénine) qui sera à l’origine d’une hypertension artérielle.

Le manque de sommeil est également une situation fréquemment à l’origine de la prise de poids, en partie liée à une perturbation de notre horloge biologique avec modification de la production de mélatonine, de cortisol, d’hormones thyroïdiennes, d’insuline ou encore de glucagon. Ainsi, le travail de nuit comme les insomnies répétées conduisent à une prise de poids progressive.

En conclusion,  la production d’hormones par nos glandes endocrines est perturbée lorsqu’il existe un stress, un manque d’activités physiques journalières, des prises alimentaires excessives ou encore lorsqu’il existe des troubles du sommeil durables. Ce désordre hormonal provoque une prise de poids qui se corrigera avec la prise en charge efficace des facteurs déclenchant.

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