Plaintes hormonales ou somatiques ?

Les plaintes correspondent à des expressions de notre corps quand il est en souffrance physique, mental ou les deux. Parmi les différentes plaintes corporelles, on peut distinguer les plaintes hormonales et les plaintes somatiques.
Les plaintes hormonales correspondent à un défaut de fonctionnement d’une ou plusieurs glandes endocrines à l’origine de manifestations cliniques permanentes et invalidantes. Cela peut se traduire par un excès de production d’hormones, comme par exemple des taux élevés d’hormones thyroïdienne, T3l et T4l en cas d’hyperthyroïdie. Ou bien, des taux bas de cortisol, l’hormone du stress, en cas d’insuffisance surrénalienne lente.
Les plaintes somatiques se traduisent par des manifestations du corps comme des palpitations, des sensations de froid ou encore des excès de sueur, des diarrhées, des épisodes d’angoisse, des douleurs diffuses alors que tous les organes fonctionnent normalement. Ces organes ne sont pas malades. Ils sont hyper-stimulés par le stress mental, par des situations inquiétantes. Par exemple, une sensation d’étouffement de la gorge le matin au moment du petit déjeuner qui empêche de manger. L’examen clinique et le bilan ORL sont normaux. Une mauvaise nuit avec des épisodes d’insomnies, les problèmes non résolus qui surgissent au réveil peuvent être des causes qui activent le stress mental se traduisant par l’impossibilité d’avaler un petit déjeuner. Cette plainte somatique se résout bien souvent facilement en remplaçant le petit déjeuner par une collation vers 10 heures lorsque l’angoisse du réveil est passée !

Plaintes associées, somatiques et hormonales
En pratique, il existe bien souvent une combinaison de plainte somatique et hormonale, notamment quand le stress mental provoque des troubles du comportement avec des excès alimentaires, de boissons excitantes (alcool, café, thé) ou de drogues.
Par exemple, la survenue de poils sur le visage chez une femme stressée, débordée par son travail et l’accompagnement de ses enfants. Elle mange beaucoup de sucreries (sodas, croissants, chocolat) pour essayer de soulager ses angoisses, sa souffrance mentale. Ces excès alimentaires conduisent à la prise de kilos superflus, à des dépôts de graisse dans le foie (stéatose hépatique) et à une augmentation de testostérone dans le sang à l’origine du syndrome des ovaires polykystique et des poils sur le visage.
Autre exemple, l’apparition d’une fatigue importante chez un homme de la cinquantaine, inquiet par son travail, qui pour se soulager de son stress mental mange vite, beaucoup et mal.Le week-end, toujours stressé, il prend aussi des alcools en excès. Cette situation, malheureusement fréquente, conduit à une stéatose hépatique ou excès de graisses au niveau du foie qui conduit à l’apparition d’un diabète de type 2 lorsque des changements d’habitudes alimentaires ne sont pas mis en place.

En pratique, ne pas attendre en cas de plaintes somatiques
Les plaintes somatiques, avec stress mental et bilan clinique normal, lorsqu’elles sont négligées, non traitées dans les meilleurs délais sont dangereuses pour notre bien-être, notre santé. Pour les soigner, les contrôler il faut accepter de se faire aider par des professionnels de la santé mais également par son entourage personnel voire professionnel.
Si elles persistent, elles peuvent provoquer des troubles hormonaux graves comme une stérilité, un diabète, une impuissance masculine.

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