Paresse et procrastination, générateurs de troubles hormonaux

Paresse, procrastination sont des traits de caractère qui risquent dans certaines situations d’entraîner des troubles hormonaux.

La paresse (ou le fait de ne pas faire quelque chose que l’on sait que l’on devrait faire) peut être physique, mentale, sociale ou être une combinaison de ces facteurs. Les médecins assimilent parfois le terme paresse avec l’expression “asthénie fonctionnelle” qui traduit le fait que certains actes de la vie quotidienne se font lentement alors qu’il n’existe pas de maladie avérée.

La paresse physique, c’est par exemple « avoir les intestins paresseux » pour dire que l’on est le plus souvent constipé. Cet état peut être associé à une paresse alimentaire avec l’absence de prises régulières de fruits et de légumes verts (apports insuffisants en fibres alimentaires) et à une paresse corporelle avec une sédentarité persistante (manque d’exercices physiques) malgré la connaissance des recommandations médicales visant à « mangez équilibré et bougez plus ». La paresse physique persistante, en réduisant la production de nos hormones par nos glandes endocrines, risque de conduire à une prise de poids progressive à l’origine d’un surpoids, d’une obésité qui sera responsable ultérieurement de la survenue d’une hypertension artérielle, d’un excès de cholestérol dans le sang ou encore d’un diabète. Ces trois maladies chroniques génèrent du stress, peuvent provoquer des épisodes d’anxiétés et même conduire à une dépression. Chez une même personne, avoir ces trois maladies constitue le syndrome métabolique, secondaire à cette paresse physique, alimentaire et mentale.

La paresse, c’est aussi par exemple le fait de ne pas s’habiller correctement, de ne pas s’alimenter régulièrement, de ne pas se laver chaque jour ou encore de rester dans son fauteuil une grande partie de la nuit tout en sachant pertinemment qu’il est important de se vêtir, de manger, d’être propre ou de respecter don sommeil. Cette paresse comportementale (ou mentale en l’absence de  maladies invalidantes), si elle est durable, peut conduire à un état de fragilité (surtout chez les seniors) qui facilitera la survenue d’infections diverses (cutanées, digestives, respiratoires) en raison d’une baisse de l’activité du système immunitaire de défense contre les agressions extérieures.

La paresse peut aussi se traduire par l’absence d’envie de bouger, de travailler ou encore de sortir et d’avoir une vie sociale. Là encore, en sachant qu’il est préférable de s’activer plutôt que de ne rien faire de ses journées. Cette paresse sociale, lorsqu’elle se poursuit durablement sous la forme de repli (« se mettre dans sa coquille ») risque de mettre l’organisme au ralenti avec une baisse de production des hormones notamment thyroïdiennes ou surrénaliennes et conduire à un état de fatigue intense, à des difficultés de concentration, voire à l’apparition de maladies psycho-somatiques (douleurs articulaires, manifestations digestives comme des ballonnements ou constipations, impression de rétention d’eau, …).

La procrastination consiste à réaliser un acte qu’au dernier moment, sous la contrainte de l’urgence tout en sachant qu’il serait préférable de le faire plus tôt. Le procrastineur passe donc à l’acte sous la pression alors que le paresseux ne fait que remettre à plus tard ce qu’il devrait faire. La procrastination n’est pas une maladie, ni la paresse. C’est un comportement qui lorsqu’il conduit à faire beaucoup de choses dans l’urgence et dans la durée (par exemple, établir des comptes tous les jours  en fin de journée ou encore répondre à des demandes pressantes qu’après multiples relances) peut conduire à un état physique d’épuisement (ou burn-out). En n’agissant que dans l’urgence, le procrastineur s’expose à un dépassement de la capacité de ses glandes endocrines (hypophyses, thyroïde, surrénales) à produire suffisamment d’hormones lui permettant de répondre à ces situations permanentes de danger. Dans cette situation d’épuisement hormonal, les personnes qui procrastinent à longueur de journée sont plus vulnérables aux infections par réduction de l’efficacité de leur système immunitaire, à la dépression par suite d’un dérèglement de leurs neuro-transmetteurs (adrénaline, …) produits par leur système nerveux central.

Au total, paresse et procrastination peuvent être générateurs de troubles hormonaux lorsque ces traits de comportement sont répétés et durables.

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