Hyperthyroïdie, une maladie dangereuse

L’hyperthyroïdie est une maladie dangereuse car elle expose à des complications cardiaques, oculaires, musculaires et digestives en l’absence de traitements adaptés.

Elle correspond à une sécrétion excessive d’hormones thyroïdiennes (T3 et T4) produites par la glande thyroïde située au niveau du cou. Cette production hormonales excessive s’observe dans quatre situations qu’il importe de diagnostiquer afin de proposer un traitement adapté : maladie de Basedow (l’organisme stimule trop sa propre thyroïde) ; thyroïdites (thyroïdite d’Hashimoto débutante ou thyroïdite virale de De Quervain) ; adénome thyroïdien toxique (hyperproduction par une partie du tissu thyroïdien) ou surcharge en iode (par médicaments comme l’amiodarone ou le lithium, ..).

Cette production trop importante d’hormones déclenche des manifestations cliniques évocatrices du syndrome de thyrotoxicose comme palpitations (accélération du rythme cardiaque), tremblements des mains, sueur excessive, sensation permanente de chaleur, douleurs musculaires ou encore diarrhées, énervement inexpliqué, fatigue intense, sensation de soif permanente. L’hyperthyroïdie est parfois discrète, sans symptôme typique et découverte à l’occasion d’un bilan sanguin.

Dans tous les cas d’hyperthyroïdie, une prise en charge par un endocrinologue est le plus souvent indiquée car non traitée elle peut être responsable de complications cardiaques (arythmie par fibrillation auriculaire), oculaires (paupières rétractées picotements, troubles de la vision), d’amaigrissement important (fonte musculaire, diarrhées, déminéralisation osseuse) ou encore de troubles psychiques (délire, agitation pathologique) ou d’anomalies du fœtus chez les femmes enceintes.

Le diagnostic d’hyperthyroïdie est confirmé par l’augmentation des hormones thyroïdiennes (T4l ; T3l) dans le sang associée à une baisse de la TSHus (hormone régulatrice produite au niveau du cerveau par l’hypophyse). Pour déterminer la cause de l’hyperthyroïdie, une recherche d’anticorps anti-récepteur à la TSH (ou TRAK) et d’anticorps anti-peroxydase est demandée dans le sang. Une échographie thyroïdienne, parfois une scintigraphie de la glande thyroïde, complète le plus souvent le bilan étiologique.

Le traitement médical a pour objectif de faire disparaître les manifestations cliniques et permettre un retour à la normale de la production d’hormones par la glande thyroïde. Il nécessite un suivi médical et biologique (analyses de sang) régulier durant plusieurs semaines, voire des mois en cas de maladie de Basedow. Dans certaines situations une chirurgie de la thyroïde sera proposée notamment en cas de nodule toxique, de maladie de Basedow récidivante. La prise d’iode radio- active (iodothérapie) sera proposée lorsque la chirurgie est contre-indiquée ou refusée.

En période d’hyperthyroïdie, un régime pauvre en iode est préférable avec réduction des produits de la mer (crustacés, hareng, morue, algues marines). Il peut être enrichi en calcium (laitage) pour lutter contre la déminéralisation.

L’hyperthyroïdie est donc une maladie à ne pas négliger et guérissable par des traitements spécifiques prescrits le plus souvent par des endocrinologues.

En savoir plus:

Acheter le ebook: Les maladies de la thyroïde pour 4,90 Euros
Télécharger le ebook: Les maladies de la thyroïde
 



 

Les commentaires sont clos.