GOITRE SIMPLE (ou “grosse thyroïde”)

Le goitre simple est très fréquent, notamment chez les femmes. C’est une augmentation de volume du corps thyroïde sans anomalie de production des hormones thyroïdiennes, sans lésion inflammatoire ou d’argument en faveur d’une dégénérescence maligne.

Son apparition est favorisée par un manque d’iode chez les personnes consommant peu de produits de la mer, chez les patients prenant certains médicaments (antithyroïdiens de synthèse, lithium, iode) ou ayant eu une radiothérapie du cou. Il existe également des goitres simples à caractère héréditaire (transmission d’une génération à l’autre).

Le goitre peut être découvert par la palpation du cou à l’occasion d’un rendez-vous médical ou bien lors d’une échographie, d’un scanner ou d’une IRM de cette région du corps. Les dosages des hormones thyroïdiennes dans le sang sont normaux.

Donc goitre simple = thyroïde augmentée de taille, pas de cancer, ni d’inflammation, ni de trouble hormonal et ni de nodule.

L’évolution du goitre simple est imprévisible. La glande thyroïde peut se réduire de taille spontanément (ou sous thérapeutique), peut se stabiliser ou augmenter en volume. Des complications peuvent ou non survenir. Elles sont suspectées devant la survenue de gênes pour manger ou respirer ou encore devant la découverte “d’un gros cou”.

Enfin, des nodules peuvent apparaître au sein de la glande thyroïde constituant alors un goitre nodulaire. Une inflammation tissulaire peut  également s’installer et on parle alors de thyroïdite sur goitre.

En pratique, lorsqu’un goitre est découvert, il est donc légitime de le surveiller régulièrement par une consultation auprès d’un endocrinologue. Selon la situation, ce spécialiste proposera des dosages des hormones thyroïdiennes, la réalisation ou non d’une échographie de contrôle pour éliminer par exemple la survenue de nodules ou bien pour éliminer des signes de complications locales (compression de la trachée, irritation du nerf récurrent).

Le plus souvent, la prise en charge d’un goitre simple consiste en une surveillance clinique régulière avec palpation du cou (par exemple, tous les 6 mois en l’absence de gêne respiratoire ou digestive) et par des dosages des hormones thyroïdiennes (TSHus, T4l). De façon plus espacée, une échographie de surveillance sera réalisée (par exemple tous les 2 ans).

Un traitement freinateur médical à base d’hormone thyroïdienne pourra être discuté avec votre endocrinologue. La chirurgie n’est pas indiquée en cas de goitre simple. Elle sera envisagée sans urgence en cas de complications.

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