Décharge de sérotonine, le risque de dépression

Comme les autres hormones, la production de sérotonine est variable selon notre activité : sa production se réduit lors du sommeil, augmente avec l’activité motrice, c’est à dire essentiellement avec l’exercice physique (« c’est la décharge de sérotonine des sportifs »).
Produite par l’épiphyse, la sérotonine agit sur de nombreux organes.
Par exemple, elle module l’activité de notre système nerveux central, joue un rôle de neuromédiateur au niveau du cerveau et intervient dans l’activité du système digestif.
De nombreux désordres hormonaux sont associés à une production inadaptée de sérotonine :
– variations anormales de la température corporelle (thermorégulation) ,
– comportements alimentaires et sexuels perturbés, cycle veille-sommeil abolit,
– sensibilité majorée à la douleur, anxiété anormale, état dépressif
– anomalie de la motricité (= contrôle moteur).

La sérotonine joue donc un rôle fondamental dans les changements de notre état émotionnel. Pour lutter contre les troubles sévères de notre humeur lié à ce désordre hormonal, les médecins proposent aujourd’hui des molécules, analogues à la sérotonine, qui bloquent la recapture de la sérotonine aux niveaux du cerveau (comme le célèbre Prozac®).
Par cette activité, ces médicaments réduisent les symptômes liés à la dépression ou aux troubles obsessionnels compulsifs.

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