Stress hormonal – définition

Le stress hormonal correspond à une production excessive ou au contraire insuffisante d’hormones par notre organisme en réponse à une situation ou plusieurs situations ressenties comme dangereuses ou pathologiques par notre organisme. Ce sont des situations telles que  dysfonctionnement d’un ou plusieurs organes produisant des hormones (hypothyroïdie, diabète, …) ; mode de vie déséquilibré (insomnies, tabac, alimentation, …) ; situations génératrices de stress ou d’anxiété (événement inattendu, nouveautés, agression verbale,  ego ou représentation de soi altérée,…).

Exemples de stress hormonal

On peut citer l’exemple d’un ancien homme politique qui, face à un individu l’interpellant lors d’une visite dans un lieu public, a réagi de façon excessive secondairement à une poussée de testostérone lors d’une situation ressentie comme tendue pour cet homme :”casse-toi, pauvre con !”.

A l’opposé, pour illustrer une situation d’insuffisance hormonale, c’est l’exemple d’une dame épuisée, se consacrant exclusivement à sa famille et à son travail , négligeant sa santé et qui dit-elle ”n’arrive plus à se lever le matin, ni à se concentrer lors de ses activités professionnelles”.

Ces deux situations de stress hormonal sont fréquemment rencontrées à tous les âges de la vie. Lorsqu’elles persistent,  lorsqu’elles ne sont pas corrigées, ces situations peuvent conduire à une altération de notre bien-être, à la survenue de maladies invalidantes comme l’hypothyroïdie, voire graves comme le diabète avec ses complications cardiaques ou encore l’hyperthyroïdie avec amaigrissement spectaculaire.

Les causes du stress hormonal 

Les causes de ces désordres hormonaux sont identifiés par les médecins, notamment les spécialistes endocrinologues devant des symptômes présents, parfois évocateurs de maladies endocriniennes. Ce sont des symptômes tels que fatigue persistante et prise de poids pour une hypothyroïdie; perte brutale de poids et envies fréquentes d’uriner pour un diabète récent ; tremblements, sueurs, excitation jour et nuit pour excès de café, manque de sommeil.

Parfois, plusieurs avis médicaux sont nécessaires pour déterminer le ou les causes d’un stress hormonal. Par exemple, un psychiatre confirme une addiction à l’alcool, un gastro-entérologue pose le diagnostic de pancréatite chronique (atteinte du pancréas) avec pour conséquence une production insuffisante d’insuline responsable d’un diabète qui sera suivi par un endocrinologue en collaboration avec le médecin traitant.

Les modalités de prise en charge du stress hormonal

Le diagnostic de ces désordres hormonaux est le plus souvent porté devant des résultats d’analyses de sang. Par exemple, en présence d’une excitation permanente s’accompagnant de plaintes pour épisodes de sueur excessives, un taux effondré de TSH dans le sang sera en faveur d’une hyperthyroïdie alors qu’un taux normal d’hormones thyroïdiennes pourra conduire à suspecter un excès de café, de tabac ou à un manque de sommeil durable, voire une alimentation trop riche chez une personne en surpoids avec bilan métabolique perturbé.

Une fois la cause du stress hormonal identifié; il ne reste plus qu’au médecin à présenter comment corriger les manifestations cliniques ou les maladies qu’il provoque afin que toutes les personnes qui en souffrent,  puissent retrouver leur bien-être, leur santé.

Des conseils et des recommandations concluent la consultation afin que la gestion du stress hormonal soit optimisée et que les manifestations cliniques associées ne reviennent pas ou tout au moins persistent mais sous des formes atténuées.

En conclusion, que retenir ?

Au total, le stress hormonal peut être contrôlé grâce à des modifications de l’hygiène de vie associées ou non à des traitements généraux contre l’anxiété, la dépression, l’insomnie… et par des traitements spécifiques prescrits par un médecin généraliste ou un endocrinologue en cas de maladies endocriniennes existantes.

Le mieux encore est d’essayer d’éviter la survenue d’un stress hormonal en étant à l’écoute de son corps qui sait parfaitement identifier une perturbation de ses organes.
En cas de malaise persistant, un avis médical peut toujours être utile.